Interview Clémence Wozniak

#7 Clémence Wozniak - Graphiste Mieux-être

Clémence aime avoir des routines quotidiennes qui lui ressemblent. 

C’est que j’aime chez Clémence c’est qu’elle accorde de l’importance à prendre soin d’elle régulièrement.

Alors c’est parti ! Bonne lecture !

MOI : “Salut Clémence, je suis super contente de pouvoir faire cette interview avec toi.

Mais avant tout, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? Dire qui tu es, quelle est ton activité ?”

CLÉMENCE : “Je suis Clémence, j’ai 30 ans. Je suis graphiste freelance spécialisée pour les professionnels du bien-être et du domaine du mieux-être au naturel. J’ai pour ambition de travailler pour tout le secteur du bien-être , par exemple : des masseurs/masseuses, sophrologues, naturopathes, aromathérapeutes. C’est assez vaste, ça peut-être aussi des coachs en développement personnel, des profs de yoga.

Et aussi j’aimerai bien intégrer la partie cosmétique naturelle car c’est une manière aussi de prendre soin de soi. Et c’est un univers qui me passionne depuis plusieurs années et qui résonne en moi. Et les professionnels qui travaillent dans ce milieu partagent les mêmes valeurs que moi, c’est donc ce qui me motive chaque jour à travailler avec eux.

MOI : “D’accord, et du coup tu dirais que prendre soin de soi, c’est important au quotidien ?”

CLÉMENCE : “Oui c’est important car c’est ce qui permet d’être en bonne santé justement. ça peut prévenir des plus gros problèmes de santé. Donc il faut s’écouter, écouter son corps. Pour moi en tous cas quand on commence à avoir souvent les mêmes maux au quotidien, c’est que certainement ton corps essaie de te mettre en alerte sur quelque chose.Donc ça veut dire qu’il faut rectifier,soit dormir plus, soit prendre le temps de se relaxer plus, si, justement on ne le fait pas assez souvent. Voilà, pour moi c’est un biais d’épanouissement aussi ”

MOI : “Dans cette vision là, de quelle manière est-ce que toi, tu prends soin de toi ?”

CLÉMENCE : “Et bien plutôt par rapport à la détente, j’essaie déjà dans la vie de tous les jours de garder un minimum un cadre d’horaires pour ne pas me retrouver à bosser de 9h à 22h non-stop, sans prendre de pause. ça va être aussi tout ce qui tourne autour des cosmétiques parce que j’aime bien. Tu vois ,là, par exemple, je savais qu’on allait être en visio donc je me suis dis : je vais faire attention à ce à quoi je ressemble. Et dans la vie de tous les jours, même si je ne sors pas, ça me fait plaisir de bien me coiffer, de me maquiller. Mais ça m’arrive aussi de rester en jogging et de ne pas me maquiller ni rien. Au final ça m’arrive plus souvent de faire attention que de rester en mode pyjama.

J’ai l’impression en plus que sur moi ça influe sur ma motivation. Par exemple, si je me vois dans la glace en mode décoiffée et à l’arrache, bah c’est bête mais j’ai l’impression que ça envoie des signaux à mon cerveau certainement, du type c’est l’heure de se relaxer. Donc ça influe un peu je pense sur ma motivation.

MOI : “Oui donc tu essaies de trouver un équilibre dans ta façon d’être entre tes moments d’activité pro et des moments de détente en somme. Et tu es plutôt du style à tester des choses ou des nouvelles habitudes par toi-même ou tu es plutôt du style je demande à chaque fois parce que je n’ose pas faire les choses par moi-même”

CLÉMENCE : “De base je suis assez curieuse et comme je m’intéresse beaucoup au bien-être, j’aime bien tester. Par exemple, avant de savoir qu’il y aurait le 2ième confinement, j’avais envie de me lancer dans le journaling parce que j’en avais pas mal entendu parler notamment par Daphné Moreau, une influenceuse, qui a un blog que je suis depuis des années. Elle a écrit un article sur le journaling et ça m’a donné envie de tester ça.

Après il y avait une période où j’avais envie de tester le jeûne intermittent donc j’ai testé de mon côté. Je suis du genre à être assez ouverte et après si j’ai des doutes, je pose des questions

MOI : “Oui tu es donc ouverte d’esprit, tu vas aller voir par curiosité, par toi-même.

C’est bien de faire en fonction de tes envies, de ce qui te branche le plus. Et ne pas te sentir dans “l’obligation” de faire quelque chose parce que telle ou telle personne le fait.

Et si je te dis on prend une semaine du lundi au dimanche, avec les 168 heures. Comment ça se répartit entre les moments où tu travailles et les moments où tu te reposes ?”

CLÉMENCE :”Comme j’ai été salariée pendant plusieurs années, j’essaie de garder un peu ce rythme de salarié parce qu’il me convenait bien à part le fait de se lever à 7h du matin car ça ne me correspondait pas forcément.

En gros mon rythme de salarié je commençais à travailler vers 9h30/10h jusqu’à 18h30/19h maximum. Donc j’essaie de garder ce rythme mais ce qui est compliqué c’est que j’ai dû mal à…comment dire. Par exemple le matin j’aime bien prendre du temps pour moi mais par rapport à l’heure à laquelle je me lève et le temps pour moi que j’ai envie de me dédier, ça ne correspond pas forcément à l’horaire à laquelle j’ai envie de commencer à travailler. C’est à dire que j’aimerai bien réussir à commencer à bosser à maximum 10h.

Et sinon, si je me fais une vraie routine comme j’aimerais : prendre le temps de me réveiller, faire du yoga, prendre mon petit-déjeuner et prendre une douche, prendre le temps de m’habiller et de me maquiller et bien il est tout de suite 11h tu vois. Parce que je suis un peu lente aussi j’avoue.

En ce moment et c’est récent je bosse à partir de 10h donc côté routine : je me lève, je lis un peu, ensuite je prends mon petit-déjeuner puis ma douche et après je me mets derrière mon ordinateur.

Après j’essaie de me prendre une pause déjeuner d’1 heure à 13h ou un peu après si je n’ai pas faim à ce moment-là.

Et le soir j’essaie de m’arrêter à 19h maximum. Pareil, là ça dépend de ce que je suis en train de faire. Si je suis dans une tâche, à fond dedans et que je suis hyper inspirée et bien du coup ça m’arrive de déborder et de m’arrêter plus vers 20h ou 20h30. J’adapte en fonction.

J’essaie de me donner un cadre, mais il y a des fois aussi où je suis moins inspirée et où je suis moins concentrée où parfois j’ai d’autres tâches à faire à la maison. Et là, c’est le piège du freelance, c’est que t’es vite tenté d’aller nettoyer des trucs ou je ne sais quoi et du coup ça m’arrive parfois aussi de faire une pause en plein milieu de la journée de 2 heures parce que je prends le temps aussi de faire à manger ou ce genre de choses donc c’est variable. Mais j’essaie de me garder une certaine routine quand même”

MOI : “C’est bien parce que tu t’accordes le droit de dire, j’avance pas trop comme je veux donc je vais couper, je vais faire un  truc perso sur lequel je vais avancer et après si tu sens que ça va mieux, tu peux revenir bosser et tu n’as pas de culpabilité à te dire parfois “je n’y arrive pas”.”

CLÉMENCE : “Oui c’est clair. il m’arrive parfois des journées où j’ai été moins productive et je me dis ohlala, j’ai pas avancé etc.. En fait, ce que je fais c’est que je me mets des objectifs à la semaine et au final le plus important pour moi à la fin de la semaine c’est de me dire est-ce que j’ai réussi à faire toutes les tâches que je m’étais fixées et en général j’y arrive. C’est plus important que le planning qu’on se fixe au jour le jour.

MOI : “Complètement d’accord avec toi car ça peut vite devenir anxiogène. C’est bien d’avoir toujours un planning journalier mais si c’est pour se torturer l’esprit à la fin de chaque journée du coup tu démarres mal la journée qui suit. Alors qu’en fait, tu peux reporter certaines tâches parce que certaines journées tu vas bosser plus vite sur ce que tu as prévu ou bien il y aura une annulation de quelque chose qui te dégagera du temps et tu pourras incorporer des choses à ce moment là.”

CLÉMENCE : « Depuis l’automne, je me suis mis en place un vrai planning sur mon calendrier où je me note chaque jour ce que j’ai à faire avec un temps dédié. ça me permet un peu de tracker combien de temps par jour je passe sur les différentes tâches. Et pour mes clients ça me permet aussi de leur dire combien de temps je passe pour leurs projets. Ce qui peut être bien. Et puis le matin quand je me lève, je sais ce que j’ai à faire même si avant c’était déjà le cas, là j’ai déjà réfléchi en amont à comment je vais organiser ma journée et du coup.

Après, le week-end en général, je ne travaille pas. Je préfère éviter au maximum parce qu’il faut aussi prendre le temps de recharger les batteries. En tous cas je sais que moi bosser en mode H24, sans faire beaucoup de pauses et pas prendre de week-end, il y en a ça leur convient mais moi personnellement ça ne me convient pas.”

MOI : “Toute à l’heure tu disais que le matin tu pouvais faire du yoga. C’est ton sport principal ou bien tu as plusieurs activités sportives ?”

CLÉMENCE : “J’ai commencé le yoga début 2020 et je trouve que c’est assez complet parce que ça gaine, ça aide sur le côté méditatif. Comme ça travaille beaucoup le souffle ça aide pour le stress et l’anxiété donc je trouve que c’est bien. Et on retrouve aussi le côté un peu gracieux qu’il y a dans la danse et vu que j’en ai fait pendant des années c’est pour ça que j’aime bien ce sport. Après ça m’arrive de faire des séances un peu plus cardio. Dans l’idéal si je pouvais j’irai nager mais là dans le contexte actuel c’est pas possible.”

MOI : “Et tu pratiques combien de fois par semaine ? »

CLÉMENCE : “Minimum 1 fois par semaine et, en gros, j’essaie d’en faire 45 minutes à 1 heure. Donc ça c’est quand j’en fait 1 fois par semaine et sinon j’essaie d’en faire 3 fois par semaine, 30 minutes”

MOI :”D’accord et si maintenant je te parle de ton alimentation, est-ce que tu ressens le fait que ton alimentation a un impact sur ta santé et sur ta forme ou pas ?”

CLÉMENCE : “Oui, alors parfois j’ai l’impression que c’est en décalé je ne sais pas pourquoi car j’ai la sensation que si j’enchaîne beaucoup d’écarts, que je vais me mettre à manger n’importe quoi, je vais finir par avoir des problèmes mais ils n’arrivent pas tout de suite.”

MOI : “Oui c’est normal car c’est comme si tu empilais une couche par dessus une autre, encore une autre et une autre et ainsi de suite. Donc au début ton organisme peut le tolérer puis il arrive à le tolérer un peu plus et sur la durée il finit par dire stop là j’en peux plus donc c’est pour ça que tu ne le ressens pas dès le début. Le niveau de tolérance est plus ou moins haut ou plus ou moins bas selon les personnes. Certaines personnes ressentent des effets physiques assez tôt, d’autres plus tard”

CLÉMENCE : “Oui ok donc moi je suis plutôt dans la 2ème catégorie. Le plus souvent je fais attention, pas en mode restrictions ou légumes hein mais en mangeant des légumes, des féculents, des fruits etc… en essayant de varier au mieux mon alimentation”

MOI : “Je sais que tu aimes bien cuisiner le dimanche des pâtisseries. Est-ce que dans la semaine tu cuisines toujours ce que tu manges ou bien est-ce que c’est plutôt des plats tout prêts ?”

CLÉMENCE : ”En général, j’essaie de cuisiner mais je ne cuisine pas tous les soirs parce qu’il y a aussi des fois des restes. Mais oui c’est principalement des plats fait maison. Après ça peut être un croque monsieur avec une salade pour un repas plus rapide. C’est le week-end où je fais des plats plus cuisinés type gratins. Et après j’achète des légumes bruts surgelés comme ça si j’ai vraiment pas le temps surtout le midi c’est plus simple car sinon je suis partie pour 2 heures de pause le midi.”

MOI : “Côté sommeil est-ce que tu es du type gros dormeur ? petit dormeur ?”

CLÉMENCE : “Plutôt grosse dormeuse. En général, en semaine je me couche vers 23h30/minuit, ça dépend de ma fatigue et le matin je ne me lève pas avant 8h30/9h. Je fais 8 heures par nuit.

Après le week-end, si je me sens fatiguée, je ne me mets pas de réveil et je peux me réveiller à 11h facilement.

MOI : “Et du coup côté nuits, est-ce que tu dors mieux ou tu es sujette aux réveils nocturnes, endormissements difficiles?”

CLÉMENCE : “ça dépend un peu. Par exemple hier on a regardé une série dans le lit. Du coup comme t’es déjà dans le lit prêt à dormir, ben j’éteins quand je commence à avoir les yeux qui se ferment un peu.

Et aussi avec le contexte “covid” qui est un peu spécial je mets du temps à m’endormir le soir. Mais par contre la nuit je suis du genre à dormir d’une traite et à ne pas me réveiller de la nuit.

Même si parfois il peut y avoir du bruit ou un truc qui se passe dehors parce qu’on habite au-dessus d’une épicerie. Et bien si l’épicerie reçoit une livraison je ne me réveille pas tu vois.

MOI : “Souvent également quand on est indépendant on entend, ohlala mes émotions elles n’arrêtent pas de faire le yoyo, ça monte, ça descend sans cesse, c’est assez intense. Est-ce que toi tu es sujette à ça ou pas”

CLÉMENCE : “Oui quand même un peu.”

MOI :”Et du coup comment tu arrives à composer tes émotions quand elles sont là? Tu restes plutôt crispé sur place et tu attends que ça passe ou bien tu as tes propres petites astuces ?”

CLÉMENCE : “Je ne sais pas encore à 100% les gérer. Quand c’est du stress ou de l’ anxiété, mes astuces ce serait de faire du yoga ou de la méditation parce que je trouve que ça marche assez bien.

Après pour le reste j’ai pas d’autres d’astuces parce que c’est vrai qu’au cours d’une journée tu peux te retrouver à être hyper content parce que t’as un nouveau client ou un nouveau projet qui arrive et dans l’après-midi t’as des bugs informatique ou autres qui vont t’énerver. Dans ces cas-là j’essaie de souffler un coup et de me dire, ça va aller.

Par contre je ne suis pas trop du genre à rester bloqué sur mes émotions tu vois. J’essaie de continuer ma journée et comme ça mon cerveau est concentré sur d’autres actions et ça me permet de me détacher de mes émotions.

Ce qui pourrait vraiment perturber le cours de ma journée c’est vraiment des émotions négatives dans le sens je vais avoir une dispute avec quelqu’un, quelque chose qui me met vraiment mal à l’aise. Une émotion très très forte mais jusqu’à présent je n’en ai jamais eu”

MOI : “Si tu as un conseil, une habitude qui te fait vraiment du bien à partager avec mes abonnés ce serait quoi ?”

CLÉMENCE : ”Ce serait penser à prendre soin de soi régulièrement en se créant des routines.

Pas non plus se mettre la pression en se disant qu’il faut suivre toutes les routines des instagrammeuses etc… Juste essayer de composer avec soi-même.

Il faut être ouvert, tester des choses et réadapter au fur et à mesure. Moi par exemple, ma routine aujourd’hui n’est pas la même que celle d’Octobre et encore différente de celle de Septembre. Au final c’est ça qui est bien, les routines c’est rassurant, ça fait du bien mais faut pas hésiter à en changer quand on trouve qu’on n’est plus à l’aise et qu’elle nous correspond moins. Et réadapter ses besoins régulièrement. Le plus important c’est de s’écouter soi et pas forcément ce que disent les autres.”

MOI : “Merci Clémence, où est-ce que mes abonnés peuvent te retrouver et te contacter ?”

CLÉMENCE:

“Voici mes infos :

Vous pouvez me suivre via :

mon compte instagram : https://www.instagram.com/clemence_wzk/?hl=fr

mon site internet : https://www.clemence-wzk.com/

Et voilà, c’est déjà la fin de cette lettre interview. 

A très vite pour une nouvelle interview 😉