Interview Delphine Yeo

#6 Delphine Yeo - Bras droit pour les entrepreneurs en ligne

Delphine Yeo assiste les entrepreneurs au quotidien et leurs permet de se concentrer sur leur cœur de métier. Elle est également maman de deux enfants.

Ce que j’aime chez Delphine, c’est qu’elle sait prendre du recul sur elle-même. Elle se connait et a une forte conviction sur l’importance de prendre soin de soi quand on est indépendant.

Alors c’est parti ! Bonne lecture !

Moi : Bonjour Delphine, je suis ravie que tu fasses partie de cette saison 2.

Je suis hyper contente d’être avec toi aujourd’hui car je pense qu’on a matière à discuter de pas mal de choses.

Le fil rouge de cette nouvelle saison est : la gestion de notre énergie quand on est indépendant. On a tous besoin d’énergie, parfois elle est en haute, parfois elle est en basse.

Et cet effet yoyo est très fortement lié à nos habitudes de vie du quotidien. Donc on va faire un petit tour ensemble des sujets tels que : le sommeil, l’alimentation, les activités physiques, les habitudes… qui peuvent influencer positivement comme négativement la gestion de notre activité.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je te propose de te présenter.

Delphine : Tout d’abord merci pour l’invitation. C’est un honneur d’échanger avec toi.

Je suis bras droit pour les entrepreneurs en ligne. Je suis là pour les assister au quotidien et leur permettre de se concentrer sur leur cœur de métier.

Et justement à préserver leur énergie pour gérer au mieux leur entreprise. Je suis presque comme un associé sans vraiment être un associé.

Moi : Ok et du coup à quoi ressemble ton activité ? Est-ce que tu travailles 7 jours sur 7 ou bien plutôt du lundi au vendredi avec un break le week-end ?

En résumé, comment est-ce que tu t’organises niveau travail ?

Delphine : Alors il y a deux ans, c’était du lundi au vendredi et presque pas les week-ends. Les week-ends c’était vraiment moi et la famille, sauf urgence.

Puis j’ai déménagé de Toulouse à Montréal. Donc gros changement. Déjà au niveau du décalage horaire, car presque tous mes clients sont français. J’ai 6 heures de moins qu’eux ce qui fait que parfois, c’est intéressant pour travailler pendant qu’ils dorment.

J’ai, du coup, changé mes habitudes en essayant de garder au maximum la semaine pour travailler et le week-end vraiment pour les enfants et la famille.

Sauf qu’entre-temps j’ai eu une opportunité salariale donc j’ai encore modifié mes habitudes.

Donc, ma semaine est plus chargée entre activité freelance + salariale. Le samedi, même si c’est le moment famille, j’essaie de consacrer du temps à faire évoluer mon activité de freelance. Souvent, c’est une heure ou deux assez tôt et une fois que j’ai fini, c’est fini.

Moi : D’accord donc tu bosses quand les enfants dorment.

Delphine : C’est exactement ça !

Moi : Au niveau de ta semaine, avec l’école et les activités extra scolaires, est-ce que tu arrives à tout gérer globalement ?

Delphine : Alors jusqu’ici mes enfants n’ont pas encore d’activités donc ça va. Mais ça va bientôt commencer. Ils commencent à 9 h et terminent à 15 h 30 donc c’est assez facile à gérer. J’ai la possibilité de les récupérer après mon travail et certains jours, je peux aller les chercher plus tôt pour leur consacrer plus de temps sur les devoirs ou avoir un moment avec eux.

Moi : Et au cours de tes journées où tu es sur ton activité de freelance, est-ce qu’il y a des tâches qui te donnent ou au contraire te puisent de l’énergie ?

Delphine : Il n’y a pas de tâches particulières auxquelles je pense comme ça.

En général je suis assez focus sur les blocs de temps.

Par contre, depuis toujours je sais que vu mon tempérament et ma personnalité, le fait de passer des appels ça m’épuise. Rester à discuter pendant un certain temps comme les appels de prospection par exemple, même si je n’en fais pas beaucoup ça m’épuise.

Autant je suis à fond dedans quand il faut l’être, mais une fois que c’est fini je baisse en énergie. Donc je vais éviter d’avoir deux trois clients en appel durant la journée. Je donne beaucoup je pense donc ça me prend de l’énergie.

Moi : D’accord, l’avantage, c’est que comme tu te connais tu peux justement ajuster tes journées en fonction de ça pour t’économiser.

Delphine : C’est ça. C’est exactement ce que je fais.

Moi : Pour faire la transition avec le côté alimentation. Comment ça se passe dans ton quotidien ? Est-ce que c’est un sujet sur lequel tu prêtes attention ou bien c’est plutôt par période ?

Delphine : Depuis longtemps, c’est un sujet sur lequel je suis focus, car j’aime cuisiner. J’aime passer du temps en cuisine. Contrairement à certaines personnes ça me détend. Quand je cuisine, je suis dans ma bulle et ça me fait penser à autre chose.

C’est une des activités qui fait travailler ma créativité. Donc j’adore ça et je pourrais le faire tous les jours. Par contre, avec un quotidien comme le mien, c’est compliqué d’aller en cuisine tous les jours.

Depuis très longtemps j’ai adopté le batch cooking. Je cuisine une fois pour toute la semaine.

Depuis que je suis ici à Montréal, je n’ai pas le choix, car les enfants n’ont pas de cantine à l’école. Ils partent tous les jours avec leur lunch box. On est donc toujours obligés d’avoir des choses préparées à l’avance. Et quand je ne prépare pas, c’est galère à gérer après. Devoir cuisiner le soir en plus de tout ce que j’avais à faire c’était trop.

Donc batch cooking obligatoire.

Moi : Oui d’accord, c’est quelque chose que tu inclus dans ton planning et ton organisation pro et perso.

Delphine : C’est ça. Par exemple quand je rentre du travail. Je suis à la maison je n’ai pas à y réfléchir et je peux passer du temps avec mes enfants. Comme ils se couchent tôt, ça me laisse encore plus de temps le soir.

Moi : Est-ce que c’est quelque chose que tu faisais même plus jeune ? Est-ce que c’était déjà une habitude familiale cette manière de t’organiser ? Ou bien tu as mis ça en place une fois en activité ?

Delphine : Il y a quelque chose de l’ordre familial car ma mère adore recevoir et cuisiner.

Il y a toujours eu un planning de la semaine assez régulier. Je me souviens de ce qu’on mangeait le lundi, mardi, mercredi. Lundi pâtes, mardi riz avec aubergines, mercredi de la semoule de manioc avec du poisson.

C’était tellement organisé que je m’en souviens encore aujourd’hui précisément. Donc elle m’a transmis ça. On ne cuisinait pas forcément tout en avance car dans les pays chauds on ne peut pas conserver les choses très longtemps. Mais on faisait un max à l’avance.

Donc quand je suis devenue indépendante et que j’ai dû gérer au mieux mon temps. J’ai remis ça en place de façon permanente.

Moi : Oui donc le batch cooking ça allège ta charge mentale et ça te permet d’optimiser ton temps.

Et sinon, est-ce que tu as des activités autres intégrées dans tes semaines ?

Delphine : Depuis que je suis à Montréal je n’ai pas encore trouvé le rythme.

Mais quand j’étais en France j’avais une routine. Je m’étais inscrite à un groupe de yoga avec une coach. Du coup c’était tous les mercredis et il y avait aussi des cours le dimanche. Puis je faisais aussi mes salutations au soleil tous les matins ou tous les deux jours. Et ça me faisait du bien, ça me donnait beaucoup d’énergie et ça me mettait sur pied tous les matins.

Par contre, en déménageant j’ai perdu la routine. En fait quand on arrête c’est vraiment compliqué de s’y remettre.

Moi : Oui complètement. Il y a une phase ré-adaptation à franchir.

Delphine : C’est ça et en plus avec le déménagement, j’ai subi une grosse vague de fatigue. Du coup, je ne sais pas vraiment à quel moment j’ai récupéré. Je ne me sens pas particulièrement fatiguée aujourd’hui mais je suis encore dans une phase d’adaptation.

Mon tapis de yoga est là, il me regarde et il m’attend. Je sais que je vais l’intégrer car je sais combien ça me fait du bien.  Mais là je cherche la bonne façon de le faire.

Moi : Oui il y a toujours une phase d’adaptation pour toutes les choses de la vie. T’as raison de ne pas précipiter les choses et de faire à ton rythme. T’as déjà mis en place une organisation pour ton boulot de salarié + celui de freelance avec + les horaires d’école des enfants ce qui est déjà bien. Difficile de tout faire en même temps.

Le yoga viendra certainement rapidement ensuite.

Delphine : Oui c’est certain !

Moi : Avec le décalage horaire ça me fait penser forcément au sommeil. Est-ce que t’as ressenti un impact ?

Est-ce que tu as l’impression de bien dormir ? Est-ce que ça a chamboulé quelque chose ?

Delphine : J’ai toujours été quelqu’un qui ne dort pas beaucoup. J’ai remarqué que 4 à 5 heures par nuit ça me suffit largement. Et parfois je vais faire des siestes.

Mais ce qui a changé ici en arrivant, surtout après la quarantaine de 15 jours liée au Covid, c’est que je dormais plutôt mal. Et en plus de ça j’avais les 6 heures de décalage.

Mais, je pensais que j’allais être beaucoup plus chamboulée que ça et ça n’a pas été le cas. Je dors bien et presque mieux qu’en France.

Est-ce que j’ai laissé des poids derrière moi en partant ? Je ne sais pas. Est-ce que ma charge mentale a baissé ? Est-ce que mon nouveau cadre de vie est bénéfique ? Peut-être un peu de tout ça a joué sur la qualité de mon sommeil.

Je me sens plus légère et c’est ça qui me permet de dormir ces 4 à 5 heures.

Moi : Tu disais que le changement de pays pouvait avoir un impact. Et c’est certain que l’environnement dans lequel on vit a un impact sur notre énergie et la qualité de notre sommeil.

Si on est aligné avec son lieu de vie, ses relations et son travail ça allège le quotidien. On rumine moins, on cogite moins. En conséquence, moins de poids et de tension donc quand on se couche on est plus relax et on récupère mieux durant nos nuits.

Delphine : C’est vraiment ça, ici je suis alignée. Je suis reconnaissante de mon compagnon car c’est lui qui a déclenché tout ça. Ça pouvait me faire peur de changer d’environnement au début. Mais en fait je me sens beaucoup mieux comme ça.

Moi : Oui c’est le fameux « on sait ce qu’on quitte mais on ne sait pas vers quoi on va ».

Quand on passe à l’action pour provoquer un changement, on se rend compte qu’en fait c’est parfois mieux qu’avant.

Et si je te dis vague émotionnelle et stress, que vas-tu me répondre ? Tu étais stressée avant de déménager et moins maintenant ?

Delphine : Oui je peux te répondre ça. Après il y a toujours un peu de stress ici.

Mais en y réfléchissant, pas tant que ça depuis que je suis là. J’ai même envie de dire pas beaucoup. En tous cas beaucoup moins que le début de l’année 2021. Je n’ai même pas employé le mot stress depuis que je suis là.

Moi : Tu te laisses porter j’ai l’impression.

Delphine : Oui. J’ai aussi réalisé avant de venir que je ne savais pas lâcher prise et que j’ai réussi à le faire sans même m’en apercevoir.

Moi : Oui c’est très lié aux facteurs externes en fait. Et comme ils ont changé et qu’ils sont plus propices à ton mode de vie actuel, c’est venu sans que tu te poses de question.

Une autre question que je me pose. Comment s’est passée la transition avec tes anciens clients du coup ? Comment est-ce qu’ils ont pris le fait que tu déménages ?

Delphine : Quand je suis arrivée, j’avais trois contrats à ce moment-là. Je leur ai dit que pendant un mois ou deux je n’allais pas pouvoir être 100% focus.

On a donc fait une pause avec ceux en cours et d’autres contrats se terminaient.

Ça n’a pas vraiment été compliqué d’autant plus que deux de ces clients ne sont pas en France. L’une est à Tahiti et une en Haïti. Donc le décalage horaire était en réalité avantageux pour elles. On se retrouvait presque sur le même fuseau horaire contrairement aux autres. 

Moi : Oui pour expliquer aux abonnés. Là, quand on enregistre l’interview, il est 13 h mais pour toi il est 6 h du matin. Donc déjà un grand merci pour ta capacité d’adaptation.

En conclusion j’aime bien demander aux invités s’ils ont des astuces, conseils ou une habitude que tu gardes toujours avec toi, car ça te fait du bien ou simplement plaisir. Ton petit bien être personnel ?

Delphine : Il y a plusieurs choses qui me viennent à l’esprit car j’ai beaucoup travaillé sur moi ces derniers temps pour comprendre ce qui me plaisait et convenait.

Les quelques minutes de salutations au soleil le matin, je sais que ça me fait du bien et quand je le fais ma journée part tout de suite.

Et puis il y a un truc que je faisais en France mais que je n’ai pas encore eu le temps de faire ici ce sont des moments de staycation seule. Me dire, je prends du temps pour moi et je ne pense à rien d’autre qu’à moi. Même pas aller visiter quelque chose, parfois juste rester en peignoir toute la journée. Je profite de bien manger par exemple.

Et si j’ai la chance de partir plus longtemps, je vais faire un peu de shopping ou aller visiter un endroit. Mais à la base c’est vraiment le principe de laisser tout derrière moi et de me consacrer du temps uniquement pour me relâcher. Et ça me fait énormément de bien. C’est vraiment des vacances de deux jours.

Moi : Oui ça a l’air d’être un moyen pour te protéger, te ressourcer. Quand tu reviens de ces séjours t’as réussi à appuyer sur off pour recharger tes batteries.

Delphine : Oui et puis il y a la musique aussi. Des fois pendant la journée je mets mon casque et je mets la musique à fond. Et ça m’aide. J’aime bien les playlists avec du son spécial pour la concentration ou relaxation. Et puis des playlists sur Spotify sans paroles mais qui bougent un peu.

Moi : Merci pour tous tes petits conseils que d’autres pourront peut-être s’approprier. Si on veut te retrouver, te contacter, où est-ce que je peux envoyer les abonnés ?

Delphine : Sur Instagram principalement. 

Mon compte Insta : https://www.instagram.com/nounatouch/?hl=fr

Moi : Top merci pour ce moment de discussion et bonne continuation.

Delphine : Merci à toi Virginie à très vite.

PETIT BONUS : Si tu as aimé le partage de Delphine et si tu souhaites en savoir plus sur ses services, voici ce qu’elle te propose :

Le workbook “Moi débordée, plus jamais” avec des principes et méthodes d’organisation

Le workbook “J’organise mon bureau comme un.e pro” parce qu’un cadre sain et organisé nous aide à être plus productif.

Le workbook “Je structure et planifie ma newsletter” pour mettre en place facilement ce levier de l’activité d’un indépendant.

Et voilà pour le partage du jour !

Naturellement bien,

Virginie