Interview Géraldine Guillaume

#5 Géraldine Guillaume - Graphiste en image de marque

Géraldine Guillaume est maman de 2 enfants et essaie au mieux d’équilibrer son temps entre son activité et sa famille. 

Ce que j’aime chez Géraldine c’est son état d’esprit. Je partage complètement sa manière d’essayer de tirer du positif de chaque situation qui peut être difficile.

Alors c’est parti ! Bonne lecture !

Moi : Salut Géraldine, je suis super contente de discuter aujourd’hui avec toi.

Ça fait un petit moment que j’ai entendu parler du studio A5.

Juste pour faire un petit récap aux abonnés, on va discuter autour du sujet de la gestion de son énergie quand on est indépendant.

Je te laisse d’abord te présenter pour nous dire qui tu es, ce que tu fais et pour qui tu travailles.

 

Géraldine : Merci de m’accueillir, je suis ravie d’échanger avec toi. Moi c’est Géraldine Guillaume, fondatrice d’un studio de graphisme basé à Rennes. Spécialisé en image de marque. Et maman de deux enfants de 3 et 7 ans.

 

Moi : Ma première question : “Comment est-ce que tu organises ton quotidien d’indépendant ?” Car pour l’instant tu es seule à gérer ta boîte. Comment tu fais pour coupler ça avec la vie de famille justement ?

 

Géraldine : Je travaille du lundi au vendredi pour le studio et j’essaie de garder le samedi et dimanche pour la famille. Même si j’avoue que de temps en temps selon les projets et mon état d’esprit je travaille un peu pendant les siestes des petits le week-end.

 

Moi : Et du coup en semaine, tu as tendance à commencer et terminer tes journées à quelle heure ?

 

Géraldine : Du lundi au vendredi, souvent je mets les enfants à l’école. Je vis à 30 min de Rennes à la campagne. J’ai un peu de circulation et de route pour aller travailler alors  j’arrive à 9h30 au bureau et je le quitte à 17h.

Mes journées sont un peu plus courtes que la normale. Mais c’est aussi ça l’avantage d’être indépendant. On n’a pas d’horaires fixes, on peut s’organiser.

 

C’est ça que je recherchais en devenant indépendante. Ne pas avoir d’horaires de bureau fixe. Mais je déborde quand même souvent le soir car j’aime travailler.

 

Je me suis d’ailleurs rendu compte que j’étais plus créative en fin de journée. Des fois quand je dois partir chercher mes enfants j’ai des idées qui arrivent et j’ai la frustration de devoir arrêter donc je reprends un peu après.

 

D’un côté ce n’est pas plus mal car sans cette sorte de contrainte je pense que je pourrais travailler non-stop et ça ne serait pas bon pour moi.

 

Moi : Je vois. Et par rapport aux vacances, tu te bases sur les vacances scolaires ? Tu fais des breaks en même temps ?

 

Géraldine : Oui je n’ai pas le choix que de devoir arrêter pendant les vacances. Nous n’avons pas de famille dans la région. J’essaie de jongler avec l’agenda de mon mari pour gérer au mieux.

 

Moi : Le fait que tu dises je suis un peu plus créative le soir. Ça me fait un super tremplin pour parler de sommeil. Est-ce que tu aurais tendance à dire que tu dors comme un bébé ou alors tu cogites et tu mets un temps fou à t’endormir ?

 

Géraldine : Ça dépend vraiment des projets. Quand je sens que j’ai un stress ou un point bloquant avec un projet. Là oui, ça peut m’empêcher de dormir la nuit. Par contre, normalement je m’endors très facilement.

 

Mais si je suis stressée, c’est plus difficile. Je suis une grosse dormeuse. Mais si je suis dans le flow ça m’arrive de me coucher plus tard. Généralement à 22h30 je suis au lit et je m’endors tout de suite.

 

Moi : Et justement quand tu es dans une période où tu te réveilles en plein milieu de la nuit, t’arrives à te rendormir derrière ou pas toujours ?

 

Géraldine : Non, je me réveille, je cogite et je me rendors. Puis j’ai l’impression de rêver du projet. Un rêve éveillé. Ce n’est pas super agréable car on a l’impression de ne pas avoir dormi mais bon. Heureusement que ce n’est pas tous les jours.

 

Moi : Et du coup pour recharger un peu les batteries, il y a un pilier fondamental pour tout le monde c’est l’alimentation. Alors ça paraît anodin car on mange tous les jours donc on ne se pose plus la question. Mais, est-ce que pour toi c’est un domaine que tu connais un petit peu ? Ou c’est plutôt monsieur qui gère cette partie-là ?

 

Géraldine : On est ensemble depuis 16 ans avec mon homme et on adore cuisiner. Par exemple, le week-end on cuisine des gâteaux avec les enfants. On commence aussi à faire du salé avec eux. En revanche, j’adore cuisiner. Je sais que mon corps réagit en fonction de ce que je mange mais je n’ai pas encore le réflexe. Je crois que j’ai un gros travail là-dessus à faire.

 

Il faut aussi savoir que je suis atteinte de spondylarthrite ankylosante. C’est une maladie inflammatoire. Par exemple, je suis une grosse consommatrice de café et je sais que c’est très mauvais pour les inflammations. Mais je n’arrive pas à arrêter ma consommation. Pas toujours facile de mettre des choses en place quand on se concentre sur le travail. Et je priorise mal. Mais faut je j’y fasse attention.

 

Moi : Oui je comprends. Pas toujours facile de mettre des choses en place quand on ne sait pas comment s’y prendre et surtout ce qui nous convient le mieux.

Si je te demande tes deux ou trois plats préférés, qu’est-ce qui te vient en tête là tout de suite ?

 

Géraldine : Chili con carne, crêpes et raclette. Pas du tout diététique mais j’adore. Après il y a aussi la blanquette, les pot-au-feu, on mange très varié à la maison.

 

On cherche à découvrir de nouvelles saveurs. On aime bien cuisiner asiatique aussi par exemple. C’est en fonction des envies.

 

Moi : C’est top car plus c’est varié mieux c’est pour l’organisme. C’est un super bon point d’être curieux par rapport à des cultures culinaires différentes. Et puis de le partager avec ses enfants c’est trop chouette.

Ça permet de lier toute la famille autour de ça. Et ça reste un vrai moment de convivialité.

 

Géraldine : Puis on va aussi souvent acheter des légumes bio chez Biocoop. C’est cool car il y a des légumes que les petits ne connaissaient pas donc c’est un moment découverte. On teste des recettes et ça éveille tout le monde à d’autres saveurs.

 

Moi : Oui complètement. Quand tu disais que parfois vous aviez des moments à 4 le week-end. Est-ce que vous avez des activités autres que cuisiner que vous faites en commun ?

 

Géraldine : On fait pas mal de balades effectivement dans la nature mais on n’a pas d’activité en commun.

Mon fils bouge beaucoup et nous demande beaucoup d’énergie, il a besoin de se dépenser, d’où l’installation d’une cabane dans le jardin. Et ma fille apprend le piano. Je voulais m’inscrire au piano aussi avec elle mais ça attendra. Elle me montre ce qu’elle a appris, j’apprends avec elle et c’est un moment ensemble.

 

On a quand même une passion commune avec mon conjoint : le bricolage. On est des gros bricoleurs. On retape pas mal de trucs. Mais on s’est bien calmés depuis l’arrivée de notre fils Louis.

 

Moi : Et côté Yoga, tu me disais en off que tu souhaitais t’y mettre. Tu as commencé à en faire là ?

 

Géraldine : Oui j’ai commencé en 2020 juste avant le Covid.

C’est trop cool car avec ma maladie ça me permet de récupérer de la souplesse et de me soulager.

Je ne faisais aucune activité physique. Donc la solution c’est le yoga. Ça me convient. La salle est à 5 minutes à pied de mon bureau et ils ont une séance l’après-midi de midi à quatorze heures. Donc je n’ai pas d’excuse. 

C’est mon moment à moi. Je suis ravie. Et je peux vraiment décompresser. C’est le moment où je suis dans ma bulle consacrée à moi et à mon bien-être.

Mais la salle a fermé avec le Covid. J’ai essayé de refaire ça à la maison mais ce n’est pas pareil. J’ai perdu la dynamique. Puis j’ai perdu la rigueur.

Donc là l’objectif c’est d’y retourner tous les jeudis midi.

 

Moi : T’as raison, il vaut mieux y aller petit à petit. Tu auras plus de chances de tenir sur la longueur. Plutôt que d’y aller trop fort 3 fois par semaine et d’arrêter au bout de trois semaines. C’est une bonne idée de redémarrer 1fois par semaine progressivement.

 

Géraldine : Je me souviens que ça me faisait vraiment du bien mentalement aussi pas que physiquement. Ça m’a aussi beaucoup aidé sur le mental. Je me sentais beaucoup plus légère. Tu fais table rase sur tes pensées.

 

Moi : Et si on parle du fait qu’un indépendant est multi casquette. Qu’il gère plein de choses en même temps…

 

Géraldine : “Je ne vois pas de quoi tu parles haha”

 

Moi : Les fameuses montagnes russes émotionnelles arrivent…! Est-ce que c’est quelque chose que tu vis au quotidien ? Est-ce que tu as des tips pour gérer tes émotions ?

 

Géraldine : Alors comment je le vis ?

Au début je prenais les choses trop à coeur mais maintenant avec le recul quand il y a des aléas avec des clients, je prends plus de recul. J’essaie aussi de tirer du positif de chaque situation qui peut être plus difficile.

 

Il va y avoir un moment dans la journée ou je vais accuser le coup puis tout de suite après je vais chercher ce que je peux tirer de positif de ce qu’il vient de se passer. Et j’essaie de transformer tout le négatif en positif depuis que je suis indépendante.

 

Des aléas, on en a tous les jours. Et si on se focalise tout le temps sur les aspects négatifs cela ne va pas. Il y a toujours du positif dans chaque situation.

 

Moi : C’est sûr. Je te rejoins à 100%. De toute façon dans chaque situation stressante qu’on vit on a toujours tendance à l’interpréter rapidement mais si on prend du recul dessus, on analyse les choses différemment.

Et là on trouve d’autres angles pour mieux vivre la situation en question. On relativise et parfois on reprend confiance sur la situation. On repart avec quelque chose de constructif.

 

Géraldine : Oui j’ai eu le cas en juin avec une personne qui avait une entreprise sur Rennes et qui voulait qu’on travaille sur son identité graphique. Mais cette personne n’avait pas les fonds.

Et j’avais vraiment envie de bosser avec elle. J’étais ok de commencer à bosser sans être payée. J’ai donc beaucoup misé sur ce projet et j’ai commencé à travailler sans devis signé.

 

Et finalement quelques semaines plus tard la cliente m’a annoncée que les banques ne l’avaient pas suivie pour la financer.

 

Donc c’était frustrant car j’avais fait un gros travail sur la création. J’ai demandé à la cliente si je pouvais garder et exploiter ce que j’avais fait pour ne pas tout perdre.

 

Et j’ai rebondi car j’ai réutilisé cette créa.

 

Donc sur le moment c’était dur mais j’ai réussi à rebondir.

 

Moi : Et c’est super car tu as réussi à alimenter ton portfolio donc c ‘est cool aussi.

 

Géraldine : J’ai aussi utilisé cette histoire pour expliquer aux porteurs de projets que je suis là pour les accompagner et écouter. Et porter le projet avec eux.

 

Moi : Merci pour ce partage c’est toujours enrichissant.

Pour conclure j’aime poser comme question : As-tu un tips / conseil qui te fait du bien au quotidien ? Un truc dont tu ne pourras jamais te séparer.

 

Géraldine : Oula, dure comme question. J’ai pas mal de petits rituels ou de manies.

Mais je dirais peut-être la lecture. Je ne lis pas depuis longtemps, depuis 2020 seulement.

 

Je me suis lancée le défi de lire 30 livres en 2020.

Avant ça me paraissait une montagne car je lisais peu. Je lisais 3 à 4 livres dans l’année. Et là j’ai lu 30 livres et même un peu plus.

Je partageais mes lectures sur instagram car ça pouvait intéresser d’autres entrepreneurs justement. Et depuis c’est devenu une routine.

 

Là par exemple, j’ai le livre “Pourquoi nous dormons” sur ma table. Je lis sur des sujets très variés : entrepreneuriat, biographies, développement personnel…

Maintenant j’ai toujours besoin de lire. J’ai soif d’apprendre.

 

Moi : C’est vraiment des livres “apprentissages” plutôt qu’un roman feel good que tu pourrais lire sur la plage.

 

Géraldine : Oui, je ne suis pas du tout roman. J’adore les biographies d’entrepreneurs.

J’ai lu celle de Phil Knight, le fondateur de Nike. Steve Jobs. Les figures emblématiques. Qu’on aime ou pas la personne, c’est super enrichissant, car on apprend plein de choses. J’ai vraiment envie d’apprendre en permanence.

 

Moi : Super Géraldine, je te remercie d’être venue dans cette saison 2.

Je vais mettre tes coordonnées ici en dessous pour celles et ceux qui voudraient te retrouver. À très vite.

 

Géraldine :

Mon site : www.studio-a5.fr

Instagram : https://www.instagram.com/studio_a5_rennes/

Et Linkedin : https://www.linkedin.com/in/g%C3%A9raldine-guillaume/

 

Et voilà, c’est déjà la fin de cette lettre interview.

PETIT BONUS : Si tu as aimé le partage de Géraldine voici ce qu’elle te propose :

“30 minutes offertes, en visio pour échanger sur ta marque et tes problématiques liées au développement de ta marque “

N’hésite pas à la contacter.

 

Au mois prochain pour une nouvelle interview !

Naturellement bien,

Virginie