Interview Lola Benzazon

#4 Lola Benzazon - Graphiste freelance

Lola Benzazon est sensible à notre environnement, au bien-être humain ainsi qu’à la fabrication locale.

Ce que j’aime chez Lola c’est qu’elle a toujours le smile. Ses valeurs sont : l’optimisme, l’écoute, la confiance, l’authenticité et la proximité. Ce qui me parle beaucoup.

Alors c’est parti ! Bonne lecture !

Moi : Salut Lola, ravie de t’accueillir pour cette saison 2.

Dans cette saison le fil rouge c’est l’énergie dans la vie d’un indépendant.

Parce qu’on alterne souvent entre énergie positive et négative. On peut avoir des coups de mou suite à des grosses périodes de rush ou être dans le feu de l’action, ultra excité, surmotivé dans la création d’un nouveau projet.

Cela est souvent lié à la manière dont on s’alimente, on dort, on bouge on organise etc.

Donc on va parler de tout ça avec toi et voir comment dans ton quotidien cela s’articule.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je te laisse te présenter pour qu’on sache qui tu es, ce que tu fais, quels sont tes projets ?

Lola : Haha la fameuse question ! Je ne pense jamais qu’on va me la poser. Et je suis toujours prise de court.

Moi : Haha allons-y alors on est en plein dedans.

Lola : Du coup je suis Lola et je suis graphiste freelance.

J’accompagne les créateurs de bonheur et de bien-être à développer leur entreprise. Pour ça je crée des identités visuelles, que j’aime appeler émotionnelles. Et aussi des supports de communication, pour les rendre le plus attractif et harmonieux possible.

Quand je dis “créateur de bonheur et de bien-être” ça regroupe un panel de gens assez large au final. Aussi bien des professionnels du bien-être que des artisans créateurs. Des infopreneurs engagés, des personnes qui ont un gîte éco responsable ou encore qui créent des produits naturels.

Vraiment, tous ceux qui cherchent à avoir un impact positif sur le monde. Car ça correspond à mes valeurs et à ce que j’ai envie d’insuffler au quotidien.

Donc je les accompagne pour qu’on avance tous ensemble vers un monde plus beau.

Moi : Super ! Et pour la petite anecdote, pour ceux qui ne le savent pas, tu es aussi ma graphiste quand j’ai besoin de supports.

D’ailleurs si les gens veulent voir ton travail on donnera les liens en fin d’interview.

Concrètement, tu as fait tout ce qui est mise en page de mon livre blanc sur l’alimentation. C’est toi aussi qui m’a créé des templates que j’utilise pour rédiger mes programmes clients. Et également mes bannières réseaux-sociaux.

Donc voilà pour la petite anecdote du jour 😉

Maintenant, pour revenir à notre sujet, si on prend une semaine du lundi au dimanche, comment est-ce que tu répartis les périodes où tu travailles et celles où tu ne travailles pas ?

Une semaine avec toi Lola, ça ressemble à quoi ?

Lola : Alors je considère que je n’ai pas de semaine type vraiment établie. Après j’essaie de garder mon weekend off. J’ai besoin d’avoir deux jours consécutifs pour moi.

Et niveau semaine, en fait ça dépendra beaucoup si j’ai des projets clients en cours et des deadlines à respecter. Quand j’ai des plus petits projets et que je bosse sur mon entreprise ça va dépendre de l’énergie que j’ai et dans quel flow je suis pour faire telle et telle action.

C’est pour ça que je n’ai pas de programme établi.

Par exemple parfois je me dis que je dois rédiger du contenu et j’ai le syndrome de la page blanche. Donc je passe à autre chose. Ce n’est pas grave. Si on est lundi, je le décale à jeudi par exemple. En fait je ne suis pas figée. Je considère que si mon énergie n’est pas comme je l’avais prévue à un instant T, je ne force pas.

Puis en termes d’horaires, je ne suis pas spécialement du matin. Je ne me lève pas comme certains entrepreneurs à 05/06h du matin pour faire mon “miracle morning » ou autre. (rires)

Je suis plutôt à me lever vers 08h et démarrer mes journées vers 09h30. Après en termes d’amplitude horaire je peux finir à 16h comme à 20h. Cela dépend vraiment du flow dans lequel je suis.

Par contre j’essaie de ne pas dépasser après 20h sinon j’ai plus de mal à décrocher et à bien dormir la nuit.

Moi : Oui, il te faut ton sas de décompression. Tu as besoin d’un moment “OFF” le soir avant de te coucher.

Quand tu disais tout à l’heure que tu passes à autre chose si tu as le syndrome de la page blanche. Cela veut dire que tu as un agenda planifié ou par forcément ?

Lola : Avant j’avais une To-do-list papier et depuis un petit moment je note vraiment des plages horaires qui me remplissent ma journée dans mon agenda.

J’essaie d’évaluer au mieux le temps qu’une tâche va me prendre. Et bon parfois je me trompe encore mais après je me dis si ce n’est pas terminé je le ferai plus tard.

Ça m’aide d’avoir un agenda avec des plages horaires sur les projets.

J’ai aussi remarqué qu’il y a certaines tâches sur lesquelles je vais plus procrastiner. Et parfois je remarque que je repousse pendant trois semaines voire un mois car je n’ai pas l’énergie pour le faire. Je me pose alors la question de savoir si c’est vraiment une tâche essentielle ou non.

Car des fois on a l’impression qu’on doit absolument faire telle ou telle chose alors que ce n’est pas nécessaire. Ou que ça ne nous anime pas.

Je fais un peu le point en me demandant quel est mon objectif avec cette tâche et j’avise ensuite.

Je dirais que de manière générale, je définis mon planning au fur et à mesure. Il y a des semaines où je vais être très chargée et des semaines plus calmes avec uniquement des tâches pour mon activité.

Moi : Oui donc tu as une bonne organisation, tu te fais des plans journaliers et hebdos qui te permettent de rester flexible.

Lola : Alors oui mais je ne fais pas assez de bilans. Je fais plus des bilans mensuels que hebdomadaires ou journaliers.

Moi : Et du coup quand tu parlais de ne pas travailler après 20h pour bien dormir. Tu dirais que tu es plutôt quelqu’un qui dort bien ou quelqu’un qui bosse aussi la nuit ?

Lola : Ça dépend vraiment des phases. Mais j’ai besoin de beaucoup de sommeil. 8 heures c’est vraiment mon minimum pour être bien.

De manière générale j’essaie de ne pas travailler la nuit. Mais, pendant les phases de création par exemple, il y a des fois où je me couche et finalement j’ai envie d’aller naviguer sur Pinterest à la recherche d’inspiration. (rires).

Ça m’arrive aussi par moment de me réveiller pendant la nuit et ça s’agite là- haut. Mais bon, si ça m’amène des bonnes idées, tant mieux !

Du coup je dirai que la qualité de mon sommeil fluctue quand même assez selon les phases d’enjeu que j’ai sur mes projets.

Des fois je dors plus facilement et des fois j’ai plus de mal à lâcher.

Moi : Et justement dans ces moments-là, où tu as plus de mal à lâcher, tu as un rituel ou des petits tips pour surmonter ça ?

Lola : Non, je n’ai pas vraiment de rituel. Mais quelque chose qui me fait du bien, même si j’ai encore du mal à prendre un temps pour ça, c’est faire du yoga en fin de journée. Car du coup, je peux tout relâcher. Et passer à autre chose.

J’aime aussi lire le soir. Mais quand j’ai trop de choses en tête je n’arrive pas à me concentrer sur la lecture.

Et pendant la journée, je vais parfois marcher. Ça ne me vide pas complètement la tête mais ça me permet d’être dans un autre environnement et d’avoir des fois de nouvelles idées.

Moi : Ok. Tu parlais du yoga mais as-tu une autre activité ? Au cours de la semaine est-ce que tu as une pratique sportive ?

Lola : Non et justement ça me manque. Je n’arrive pas à m’engager seule. Je sens que mon corps a besoin de faire du sport mais sans l’effet d’un groupe, je n’y arrive pas. Parfois je me motive seule pendant deux, trois semaines mais je ne tiens pas car ça ne me booste pas assez. Pourtant j’ai conscience que c’est nécessaire et que ça me ferait du bien, mais je n’y arrive pas.

Là j’essaie de commencer la danse avec une amie. On essaie de se caler un créneau chaque semaine, même si on n’est pas encore tout à fait régulières.  Et quand on le fait, ça fait vraiment du bien de s’éclater entre copines.

Moi : Très chouette. Du coup concernant notre niveau d’énergie : il y a aussi ce qu’on met dans notre assiette. Donc j’aimerais savoir si tu as un attrait dans le domaine de l’alimentation ? Si c’est quelque chose d’important pour toi ?

Lola : J’ai la chance d’avoir deux parents qui cuisinent très bien. Et qui adorent ça. Du coup on a toujours mangé des bonnes choses. Des produits frais etc. Donc impossible pour moi de manger des trucs préparés industriels.

J’aime aussi cuisiner. Par contre je ne suis pas experte en alimentation mais je m’écoute beaucoup pour savoir ce que mon corps à envie de manger.

Par exemple, je mange quasi plus de viande mais parfois mon corps en réclame donc je vais en manger.

Et de manière globale, je ne mange que des produits frais. Mais je pourrais largement optimiser mon alimentation. J’essaie de mettre des choses en place mais c’est difficile de changer ses habitudes.

Moi : Et si je te demande quels sont tes 3 plats préférés ? Je suis curieuse comme tu dis que tu cuisines maison.

Lola : Je dirai des lasagnes végétariennes. Une bonne pizza maison. Et puis mon père fait des plats marocains et j’adore ça ! Quand il fait des repas, il y a toujours plein de choses colorées sur la table. Il faut que j’apprenne à les cuisiner.

Moi : Du coup si tu cuisines maison, comment est-ce que tu t’organises ? Tu cuisines à l’avance ou au jour le jour ?

Lola : Je fais un peu au jour le jour. Après, en général, je fais en quantité un peu plus importante comme ça je ne suis pas dans le rush le lendemain et ça m’évite de devoir juste manger des pâtes quoi.

Par contre je sais que si je prépare trop à l’avance, il y a des choses que je n’aurais plus envie de manger. Et je ne suis pas persuadée que ça soit bon de tout cuisiner à l’avance en termes de vitamines. Je préfère cuire et manger en direct.

Moi : En fait, pour garder les bénéfices des vitamines dans les aliments il faut que la température de cuisson ne soit pas trop haute. C’est le fait de réchauffer plusieurs fois qui va faire partir les vitamines. Mais tu peux préparer ton plat à l’avance, le conditionner dans un plat en verre et le réchauffer une fois au moment de manger à pas trop haute température et c’est très bien.

Lola : Intéressant, je ne savais pas ! C’est bon à savoir, merci.

Moi : Pour passer du coq à l’âne. Sacrée transition ! (rires).

Dans la vie d’indépendant, il y a des facteurs consommateurs d’énergie comme le stress ou les vagues émotionnelles.

En fonction de ce qu’on vit et des décisions qu’on a à prendre, de la communication qu’on peut avoir avec des clients… ça peut avoir tendance à créer des émotions qui sont assez fortes.

Est-ce que, toi, tu as tendance à subir un stress ou des émotions récurrentes ? Ou bien alors, tu as cette capacité à prendre du recul et ce n’est pas vraiment un frein dans ton activité ?

Lola : Ça dépend des jours. De manière générale, je gère. Mais des fois je suis la tête dans le guidon et, non, ça ne passe pas.

Mon sommeil joue d’ailleurs beaucoup sur tout ça et sur mes émotions. Si j’ai mal dormi et qu’il m’arrive un truc pas cool dans la journée, j’ai beaucoup plus de mal à prendre du recul. Je suis beaucoup plus vite sensible et agacée.

Moi : Oui, le sommeil c’est comme la phase de récupération pour un sportif. Notre cerveau doit récupérer, trier, archiver. Et niveau corporel, c’est le moment où les organes sont là pour éliminer tous les déchets et les toxines.

Donc en fait si on ne dort pas assez, cette phase de tri ne peut pas se faire suffisamment bien. Et ça influence ensuite nos émotions car notre corps n’a pas son niveau d’énergie au top. Du coup le mental crée des émotions plus négatives et on est plus irrité, en colère…

Quand tu es dans des journées comme ça. Tu fais quand même ce qui était prévu ? Ou tu te donnes un moment, tu te reposes et tu reprends plus tard ?

Lola : Ça dépend de l’urgence. Si je dois rendre quelque chose pour un client et qu’il n’y a pas le choix, je continue et je le fais. C’est hors de question que je laisse ça de côté.

Après, par rapport à la gestion de choses perso, je gère autrement. Ça dépend de mon énergie du moment. Parfois si je reporte j’ai l’impression de perdre du temps mais je culpabilise de moins en moins car je sais que c’est du temps nécessaire à la remise en place de mes idées et au final c’est bénéfique sur la longueur.

Moi : J’ai l’impression que pour toi il y a aussi une vraie cohérence avec le fait d’aller se ressourcer dans la nature. Dans un podcast où tu avais été interviewée tu parlais d’être allée à l’étranger et que dans cet autre environnement c’était là que tu avais de meilleures idées.

Tu disais : « ça m’apporte de l’apaisement et ça nourrit mon activité pro. »

Lola : Oui, je trouve qu’en étant toujours derrière son ordi on n’avance pas forcément de la bonne manière. Il n’y a pas besoin d’être derrière son écran pour être productif. C’est encore difficile pour moi à accepter car je me dis que si je ne suis pas derrière mon écran à faire une tâche, j’ai l’impression de ne rien faire.

Alors qu’au final, aller marcher me permet de m’aérer et d’avoir de nouvelles idées, c’est super bénéfique. Donc même si je culpabilise parfois de prendre des pauses je me « force » à les prendre quand même.

Moi : Je dis toujours qu’il faut tester plusieurs activités autres que celle de rester devant un écran et voir celle qui nous plait le plus.

Celle qui nous apporte le plus de bénéfices. Pour constater que ça nous fait un bien fou et le faire plus souvent.

Lola : C’est ça. Je devrais intégrer ce genre d’habitude de manière hebdomadaire en fait.

Moi : J’aime bien terminer par demander quel conseil tu donnerais aux abonnés. Quelque chose qui te représente toi, qui te fait plaisir, que tu mets en place et que tu ne lâcheras jamais.

Lola : Ben, je pense qu’on a tous des choses qui nous attirent plus l’une que l’autre. Et moi c’est vraiment la marche dans la nature. Ça me donne une vraie bouffée d’oxygène.

Donc pour ceux qui nous lisent, je leur dirais de se poser la question :

“Qu’est-ce qui me fait vibrer et qui me permet de sortir un peu de cette spirale infernale dans laquelle on peut être parfois ? »

« Qu’est-ce qui pourrait m’amener une énergie nouvelle, qui me permettrait d’aller plus vite que si je restais focalisé sur le truc qui m’apparaît comme étant insurmontable à cet instant ? »

En prenant ce temps de faire ce qui nous anime, ça nous permet d’aller plus vite sur certaines choses ensuite. 

Moi : Oui complètement. Ça permet d’aller à l’essentiel, d’être plus efficace et surtout de kiffer ce qu’on fait.

Lola : Oui c’est ça !

Moi : On arrive à la toute fin de notre discussion. Si les gens veulent te retrouver, où est-ce qu’on peut les envoyer ?

Lola :

Sur mon site : https://www.lolastudio.fr

Instagram: https://www.instagram.com/lolastudio.graphiste/

Et Linkedin : https://www.linkedin.com/in/lola-benzazon-graphiste/

Moi : Ça marche, je te remercie pour ce moment d’échange.

C’était cool d’en savoir un peu plus sur toi.

Lola : Merci à toi pour l’invitation, c’était super chouette comme toujours !

Moi : Merci Lola à bientôt !

 

Et voilà, c’est déjà la fin de cette lettre interview.

PETIT BONUS : Si tu as aimé le partage de Lola voici ce qu’elle te propose :

 

« Ma mission est de transformer tes idées en image pour mettre en lumière les talents que tu as à offrir pour l’évolution positive du monde. Si tu as envie de développer une communication singulière et impactante, je serai très heureuse de faire ta connaissance et de discuter de ton projet autour d’un petit café/thé virtuel !

 

Je t’invite à réserver un appel sur
https://calendly.com/lolastudio/session-decouverte »

 

Au mois prochain pour une nouvelle interview !

 

Naturellement bien,

Virginie