Interview Valentin Decker

#2 Valentin Decker - Fondateur de Sauce Writing, une académie d'écriture en ligne

Valentin Decker a pour ambition d’aider un maximum de personnes à écrire des articles de référence, diffuser leurs idées en ligne et construire un monopole personnel dans leur domaine.

Ce que j’aime chez Valentin c’est notamment sa gestion du temps avec ce qu’il appelle son « créneau WRITE »

Alors c’est parti ! Bonne lecture !

Moi : Bonjour Valentin, je suis hyper contente de t’accueillir dans la saison 2 de mes interviews. Je suis ravie d’échanger avec toi. Merci de m’accorder de ton temps.

Valentin : Merci à toi pour l’invitation. On n’avait pas encore eu l’occasion de discuter donc c’est sympa de prendre ce moment. Les interviews sont d’ailleurs un bon prétexte pour discuter.

Moi : Exactement. Pour expliquer un peu le fil rouge de cette saison 2 aux abonnés, je suis partie d’une réalité vécue par tous les indépendants qui est : on a besoin d’avoir une énergie toujours au top pour gérer nos projets, prendre des décisions, accomplir nos tâches hebdomadaires etc.

Et tout cela est lié fortement à notre capacité à bien dormir, bien manger, bien penser, bien s’organiser.

On va donc parler un petit peu de tous ces axes là avec toi pour comprendre, ce qui, dans ton quotidien, entre en compte. Et pouvoir se placer de l’autre côté de la partie purement business de ton activité.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je te laisse te présenter pour les personnes qui ne te connaissent peut-être pas encore. Quelle est ton activité, quels sont tes projets ?

Valentin : Je m’appelle Valentin, j’ai bientôt 28 ans, fin novembre 2021.

Du coup, moi j’écris. J’ai démarré ma carrière en écrivant sur un simple blog “Medium” par pure envie. Et il se trouve que 5 années plus tard cela m’a conduit à plein de choses.

J’ai eu un CDI dans une boîte que j’aimais beaucoup.

J’ai pu me lancer en freelance et utiliser mes compétences en indépendant.

Et aujourd’hui, je vis de l’écriture avec Sauce Writing où j’organise des ateliers d’écriture et un bootcamp d’écriture de six semaines où je condense mes apprentissages et les méthodes que j’ai développées pour les partager à d’autres personnes.

Je suis convaincu du pouvoir de l’écrit et de pouvoir partager ses idées et ce qui nous anime.

Moi : C’est aussi un bon moyen de faire passer ses émotions du coup ? Que ce soit pour transmettre un message mais aussi parfois pour se décharger mentalement. Il y a plein de manières de faire entrer l’écriture dans sa vie.

Valentin : Ou en effet. L’écriture à beaucoup de vertus. Moi-même j’écris dans mon carnet. Cela a un côté très thérapeutique et c’est un moyen de sortir les idées et de les observer de l’extérieur. Et puis il y a aussi ce côté de quand t’écris tu partages tes idées, tu te fais connaître… Les deux sont très intéressants.

Moi : Intéressant. Si on prend une semaine du lundi au dimanche. Sur une semaine type : Comment est-ce que tu t’organises entre les moments où tu bosses et les moments où tu ne bosses pas ? C’est quoi le ratio grosso modo ?

Valentin : Alors, difficile d’avoir une réponse précise. Mais déjà, j’ai du mal à ne pas travailler. J’ai du mal à ne pas réfléchir à ce que je fais et j’ai du mal à vraiment déconnecter. Donc j’essaie d’avoir de plus en plus de moments où je suis conscient de ça. Mais on va probablement en reparler après.

J’essaie quand même d’avoir des journées qui sont assez cadrées. Et le week-end il m’arrive de travailler le samedi matin sur des sujets un peu annexes que je ne traite pas pendant la semaine.

La semaine, je bosse sur mon projet et pour que mon écosystème fonctionne et le week-end c’est plus des explorations.

Je dois quand même faire un travail conscient de lâcher prise et accepter que j’ai aussi besoin de moments où je ne travaille pas pour recharger les batteries pour mieux repartir après.

Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question ?

Moi : Si complètement. D’ailleurs on parle souvent du fait que notre temps soit une ressource limitée et que la gestion du temps si elle est bien optimisée peut nous apporter de l’énergie car on fait les choses à notre rythme et de façon fluide. Si on n’a pas une organisation qui nous correspond, ça devient vite une consommation d’énergie et on en arrive vite à courir après le temps et on s’éparpille.

Tu disais que le matin tu étais vraiment focus et que l’après-midi tu avais des tâches un peu moins énergivores. Tu fais ça du lundi au vendredi ou tu as parfois des journées entières de focus ?

Valentin : Dans ma tête j’ai un créneau qui s’appelle “Write” donc tous les matins de 8:45 à 10:00 c’est un créneau que je dédie à l’écriture. C’est un créneau que je veux juste avoir pour ce temps qui est un peu sacré pour moi. Quoi que je dois faire après, je priorise ça en premier car c’est le moment où j’ai le plus d’énergie et c’est le moment où je me sens le mieux, le matin.

L’avantage que j’ai c’est que c’est une tâche très gratifiante et sur laquelle j’éprouve du plaisir et c’est aussi une tâche qui fait avancer mon business. Donc il se trouve que ça se combine plutôt bien. Et avec de belles synergies.

Ensuite, moi, j’ai une règle qui est : pas d’appels et pas de rendez-vous le matin. Parfois ça arrive mais c’est vraiment très très rare. J’essaie vraiment de dédier le matin de 8:45 à 12:00 à mes travaux de fond : l’écriture et puis les autres gros travaux de la matinée c’est plus les gros sujets sur lesquels je dois être frais mentalement pour les attaquer.

Et l’après-midi, je me laisse plus d’espace pour prendre des appels pour rencontrer des gens et pour avancer sur mes projets pour faire des choses un peu moins lourdes en termes de concentration et d’énergie mentale.

Ensuite, avec Sauce writing j’ai un rythme qui est très marqué par le bootcamp que j’anime. Donc en fait, j’ai des bootcamp qui durent six semaines et pendant six semaines j’ai 3 sessions en direct par semaine.

Donc j’ai toujours ce bloc là à 18:00 pour lequel je donne de l’énergie. Je dois aussi le préparer donc je dois me trouver un moment dans la journée.

Pendant le bootcamp, j’ai ce bloc du matin + 3 blocs d’après-midi dans la semaine et ensuite j’essaie de faire tourner le reste autour.

Moi : Ok. Je rebondis sur ton rituel le matin pour te mettre à l’écriture. Parce que je te suis depuis un moment. Je suis abonnée à ta newsletter et je me souviens que tu as une fois partagé : “Moi je commence ma journée avec mes 2 œufs brouillés mon café bien noir et ma journée démarre”.

Alors justement comme l’alimentation c’est un gros facteur qui nous apporte de l’énergie. Est-ce que toi dans ton quotidien c’est un domaine dans lequel tu t’y connais ? Est-ce que tu aimes cuisiner ou alors t’es plutôt novice car ça ne t’attire pas plus que cela ?  Quel rôle à l’alimentation pour toi ?

Valentin : C’est un sujet que je trouve de plus en plus important et intéressant. Tu vois, au début, je ny prête pas vraiment attention. En plus dans ma famille ce n’est pas un sujet sur lequel on est particulièrement sensible. Bon on mange comme tout le monde.

Donc pendant longtemps je n’y étais pas sensible. Et puis le fait d’avoir mes projets et de vouloir être productif j’ai eu l’idée d’optimiser certains aspects de ma vie que je n’avais pas vraiment en tête avant mais qui font vraiment la différence.

Je m’y intéresse mais je suis très loin d’être un expert. Disons que je connais les grandes lignes et que je fais attention à quelques petits principes. Comme ne pas manger de sucre le matin et même ne pas en manger de manière générale.

J’essaie de me faire deux œufs brouillés le matin et un café. Ce qui me permet d’être en énergie jusqu’au repas du midi. Je fais attention à boire beaucoup d’eau aussi. J’ai toujours un grand gobelet avec moi. Je trouve que ça me réveille le matin et puis c’est bon pour le corps aussi.

Le midi j’essaie de pas manger trop lourd. Alors tu vois je mange des pâtes. Même si ce n’est peut-être pas très bon à midi. Mais bon quand j’étais salarié à Paris le midi c’était burger et pizza et je me rendais compte que j’étais lourd. Et pendant deux heures tu digères et t’es HS.

Maintenant, je travaille chez moi donc c’est l’avantage. Je peux facilement cuisiner. Je mange un jour sur deux un plat du style “quinoa, salade, tomate, avocat” ce genre de choses. Je suis assez vigilant à ne pas manger trop lourd.

Et les moments où je sens que j’ai mal dormi la veille et que je suis fatigué je fais des petites siestes entre 1h et 2h avant de reprendre.

Et après disons que parfois je me lâche un peu plus je suis moins regardant. Même si j’essaie de faire attention à ne pas manger trop gras etc. Même si le soir reste une zone de liberté pour moi.

Chez moi je fais attention à acheter des fruits et légumes. Mais quand je sors, si je veux prendre une pizza ou un burger je ne me prive pas.

Après, il y a des périodes. À un moment, je faisais beaucoup de sport et je faisais attention à ce que je mangeais. Pour bien optimiser cela. Et après il y a des moments par cycle où t’es un peu moins motivé pour le faire et tu te laisses aller. Donc c’est un peu cyclique chez moi mais je garde toujours cette base le matin.

Moi : Oui donc tu as quand même des bonnes bases. “Pas de sucres le matin, je mange des protéines”. C’est bien !

Valentin : Je ne prétends pas connaître, tout savoir mais je sais que le sucre c’est mauvais car on a un coup de barre après. Et ça va car je suis plus salé que sucré.

Moi : Le sucre tu peux le caler plus au moment du goûter par exemple. C’est à ce moment-là que le corps assimile beaucoup mieux le côté sucré. Tu auras moins l’effet coup de pompe derrière.

Là où je te rejoins en tant que naturopathe, c’est que manger équilibré c’est bien mais si cela te frustre au bout d’un temps ça veut dire que ce n’est pas bon pour toi et donc pas vraiment équilibré pour toi précisément. Donc l’idéal c’est de manger sain et équilibré 5j/7j et puis le week-end t’oublies un peu la semaine. De toutes façons cela va se réguler naturellement car 80% de ton temps tu manges sainement et de manière équilibrée. Il faut garder du plaisir dans ce qu’on fait sinon cela ne va pas.

Valentin : À un moment j’ai essayé de suivre les principes du régime Keto. Je ne sais plus te dire exactement en quoi cela consiste mais c’est difficile à tenir. C’est comme par exemple j’aimerais bien être végétarien et manger moins de viande. Même si Je n’en mange pas trop chez moi mais plutôt au restaurant. J’essaie de me diriger vers cela même si ce n’est pas évident avec toutes les tentations qu’on peut avoir quand on sort.

Moi : Tu as devancé ma question où je voulais savoir si tu avais une éthique alimentaire particulière. Toi t’es plutôt flexitarien. Un peu de protéines animales mais ça reste minoritaire.

Valentin : Oui, franchement quand je fais les courses j’essaie de ne pas trop prendre de viande. J’ai juste du poulet parfois et un poisson max. Sinon j’essaie de faire des repas où il n’y a que des légumes et que des choses comme ça.

Moi : D’accord. Et tu as déjà lu des choses : articles, livres sur le sujet pour t’informer ? Car tu dis je m’y suis mis petit à petit. Donc cela veut dire que tu as eu des informations mais comment sont-elles arrivées jusqu’à toi du coup ?

Valentin : Il y a plein de documentaires et de reportages qui parlent de ça. J’ai des amis notamment Thomas Burbidge qui est végétarien donc quand je fais des weekends avec lui il nous montre un peu tout ça et c’est intéressant de voir cet exemple.

On se rend compte qu’on n’a pas besoin de viande en fait. C’est juste un truc qu’on a créé.

Et puis je vois aussi dans le sport, des athlètes par exemple qui sont végétariens. Et donc ça m’intéresse et ça démonte un peu ce mythe qui dit qu’on a besoin de viande pour vivre. Donc on se rend compte qu’il y a peut-être plein de choses sur lesquelles on se trompe et que ça vaut le coup de remettre en question nos croyances.

C’est comme le petit déjeuner où on te dit de boire du jus d’orange alors que non quoi.

Moi : Oui c’est ça et puis c’est très lié à notre constitution morphologique et physiologique parce qu’il y a certaines personnes qui souhaiteraient être végétariennes mais de par leur constitution elles peuvent vite être carencées en fer par exemple. Car le fer animal est beaucoup mieux assimilé par le corps que le fer végétal qui ne l’ait pas forcément totalement assimilé.

Donc avec ces personnes-là il vaut mieux garder une protéine animale par exemple 1 par semaine au choix pour être sûr d’avoir le taux de fer optimal. Car sinon, c’est difficile à gérer.

Donc parfois ou souhaiterait avoir une certaine éthique mais cela ne convient pas toujours à tout le monde.

Du coup, si on parle d’un autre carburant énergétique : “le sommeil”.

C’est le moment où l’organisme se repose et en même temps permet d’évacuer tous les déchets de la journée. La nuit, au niveau de notre cerveau ça trie ça archive etc.

C’est pourquoi un sommeil suffisant et de qualité est nécessaire.

Tout à l’heure tu as évoqué des nuits où tu dormais moins bien. Est-ce que c’est récurrent ou très occasionnel ? Tu te définirais comme un bon ou mauvais dormeur ?

Valentin : Je suis plutôt un bon dormeur. Je sens que j’ai besoin de pas mal de sommeil. Et un peu comme la nutrition, je suis de plus en plus vigilant à cela. Sans excès non plus.

Je connais des gens qui tracent leur sommeil mais je n’en suis pas encore là.

Par contre, j’essaie de me coucher assez tôt le soir. À savoir en temps normal à 22h je suis au lit avec un livre. Parfois même avant. J’essaie de ne pas avoir mon téléphone dans le lit. Surtout avant de dormir. J’ai un truc où avant de dormir je lis à peu près une demie heure une heure. Donc ça me permet d’éviter le téléphone.

Et j’ai un réveil le matin vers 7h. Ce qui me va bien. Même si j’ai parfois tendance à traîner une petite demi- heure au lit le matin.

J’essaie aussi de ne pas trop boire d’alcool car je sais que ça altère pas mal le sommeil.

Et par exemple quand je casse un peu ma routine, que je me suis couché plus tard Je n’hésite pas à faire une sieste avant 14h pour bien me remettre. Car je sais que l’après-midi quand je n’ai pas d’énergie, je traîne à mon bureau et je ne fais rien comme je suis fatigué.

Plutôt que de traîner deux heures je vais prendre 30 à 40 minutes, je vais essayer de dormir et après repartir.

Moi : Oui c’est ça. Cela te permet d’avoir le regain d’énergie qu’il te manquait suite à la nuit. Et l’avantage d’une sieste, c’est qu’elle n’a pas besoin d’être longue. Parfois 10 minutes ça peut suffire. Simplement s’allonger fermer les yeux et mettre un réveil à sonner pour être sûr de ne pas s’endormir trop longtemps.

Et niveau lecture le soir. Qu’est-ce que tu lis ? Tu es plutôt lecture business ou romans ? Ou autre chose ? Tu as des habitudes par rapport à cela ?

Valentin : Ça aussi c’est par phase. Et par livre aussi. En ce moment je lis un roman fantastique du coup ça se lit très bien le soir.

J’ai aussi essayé de lire de la philosophie le soir récemment mais il vaut mieux être bien réveillé pour cela. Cela reste plus facile de lire des livres qui se lisent tout seul le soir.

Après j’essaie de me caser des sessions de lecture mais ce n’est pas évident. Surtout que j’essaie de faire du sport aussi donc c’est difficile à caser.

Moi : Du coup parlons sport après ta belle transition. Car c’est vrai que pour réguler son énergie tout ce qui est activités physiques cela aide pas mal à évacuer les tensions.

Et cela a l’avantage de gagner en énergie physiquement. Que ce soit niveau squelette ou musculairement parlant.

Il y a différentes manières de faire. Car l’activité physique c’est un mot un peu générique ou global dans lequel tu peux un peu avoir soit du sport ou alors des activités de loisir comme le bricolage, jardinage qui sont aussi des activités où l’on bouge et où on se met en mouvement.

Toi c’est plutôt activité sportive d’après ce que tu me dis ?

Valentin : Oui c’est ça. J’essaie de faire presque tous les jours un peu de sport. J’alterne entre de la course à pied ou parfois des exercices pour muscler le corps. Des choses que je peux faire chez moi entre midi et deux. Ou ce soir je vais faire du tennis par exemple.

J’essaie d’avoir un truc tous les jours. Et j’ai un truc très cadré où je travaille jusqu’à midi. À midi j’arrête, je fais mon sport puis je mange et je repars à 14h.

Cela me permet de couper un peu la matinée et de repartir avec de l’énergie le midi.

Moi : Oui c’est un peu ton sas de décompression entre le matin et l’après-midi finalement ?

Valentin : Oui c’est cela exactement !

Moi : Et combien de temps durent tes séances généralement ?

Valentin : Plutôt une demi-heure.

Moi : Et c’est pareil pour la course à pied ou pour tes exercices ?

Valentin : Oui parfois un peu plus avec la course à pied. Mais sinon à la maison c’est plutôt 20-30 minutes.

Moi : D’accord ! Et ça tu le fais depuis que t’es indépendant ? Ou bien tu fais du sport depuis petit et tu as gardé l’habitude ?

Valentin : J’ai toujours fait du sport depuis petit. D’abord le football puis le tennis. J’ai un peu arrêté quand j’ai commencé à travailler à Paris car c’est compliqué de faire du sport là-bas. Mais j’ai bien repris cette année.

Et aussi. Même si je ne l’ai pas fait aujourd’hui, j’aime bien aller marcher une vingtaine de minutes après avoir mangé. Faire un tour du quartier pour digérer un peu et puis j’ai toujours des idées en marchant. Donc c’est intéressant. Et je crois que marcher c’est aussi bon pour faire fonctionner le métabolisme.

Moi : Complètement. Déjà au niveau circulatoire, il n’y a pas mieux que la marche. En plus ce n’est pas traumatisant pour l’organisme. comme lors de semi ou de marathon où l’impact genou – sol est important. Et qui peuvent t’user si tu n’es pas habitué.

On ne s’en rend pas compte mais notre cerveau a besoin de vraiment beaucoup d’oxygène. Sur le poids total du corps le cerveau représente 2% mais il utilise 1/3 de l’oxygène total qu’on respire. Il est sans cesse en demande. Donc plus on a une activité cérébrale, plus on a besoin de s’oxygéner. Donc c’est parfait d’aller marcher avant de reprendre l’après-midi.

Valentin : Oui et je ressens aussi que quand j’arrive sur la fin de journée vers 17/18h je sens que des fois j’ai mal à la tête et que mon cerveau ne peut plus rien faire.

Moi : Oui c’est souvent lié, soit, à l’oxygénation, soit, pas assez d’hydratation au cours de la journée.

Maintenant, si on va à l’opposé et qu’on prend notre plus gros consommateur d’énergie. Comme les états anxieux, situations de stress, vague émotionnelle positive ou négative…

Est-ce que c’est quelque chose que tu subis dans tes projets ou pas forcément ?

Valentin : Je pense que ça va par rapport à ça. Évidemment certains jours je suis plus émotionnellement pris mais je pense que je suis assez stable par rapport à ça.

Par contre, il y a des cycles où je sens que je suis anxieux avant de dormir. Certains soirs, quand la lumière est éteinte, j’ai mille pensées et tout se bouscule dans ma tête. Et ça me prend un peu. J’avais beaucoup ça quand j’étais salarié mais un peu moins en indépendant.

Ça dépend aussi de mes rushs d’activité quand j’ai un peu plus de stress. Donc je le ressens un peu. Même si je pense que cela va et qu’il y a bien pire que moi. Mais je ressens effectivement qu’il peut y avoir des fluctuations et que parfois un grain de sable peut faire dérailler la machine et puis c’est dur de s’y remettre.

Moi : Du coup tu te sens plus irritable ou agacé ? Ou t’es plus de nature à avoir des contractions dans le dos ? C’est plus physique ? Comment ça se matérialise chez toi ?

Valentin : Physiquement pas trop. Par contre, c’est plus quand je dois aller faire des choses dehors, je sens que quand je reviens j’ai une baisse d’énergie quoi.

C’est pour cela que je le fais l’après-midi car je sais que le matin j’ai pu être productif et concentré. Mais tous ces trucs là je les fait l’après-midi car j’accepte mieux de ne pas être productif. 

Donc chez moi, ce n’est pas trop physique mais plutôt en termes d’énergie.

Moi : Depuis que t’es indépendant tu ne t’es jamais retrouvé bloqué d’angoisse au point de ne plus pouvoir avancer ?

Valentin : Non je n’ai pas trop connu ça. Après il y a toujours des périodes où je doute un peu mais jamais au point d’être paralysé ou d’avoir des douleurs physiques.

Moi : Ok donc tu arrives à prendre du recul par toi-même et à relativiser sur la situation, puis, à te poser les bonnes questions pour passer à travers cela ?

Valentin : Oui. Après ce n’est pas toujours évident. Mais moi j’aime aussi entraîner ma propre résistance à ce genre de situations. Beaucoup de gens ont l’approche où ils sont très à l’écoute des signaux et ils ne vont pas à l’encontre des signaux. Donc par exemple ils sortent ou font autre chose. Moi je vais essayer d’aller à l’encontre de ça. Alors pas à 100% du temps mais j’aime bien me bagarrer un peu avec moi-même.

Je me dis si j’avance quand je n’ai pas envie d’avancer c’est là que je progresse. Je dépasse un peu ma zone de confort. C’est un peu ma manière par défaut d’aborder les choses même si je suis aussi conscient que des fois il ne faut pas forcer.

Moi : Je trouve que c’est intéressant comme approche. Toutefois, tout dépend de l’obstacle qui se présente. Dans certains cas, il vaut mieux dire stop pendant deux heures. Je fais autre chose pendant deux heures et je reviendrai dessus demain car là ça ne va pas du tout.

Mais ce que je trouve vraiment intéressant dans ce que tu dis c’est que des fois on est dans une situation où on est bloqués mais il faut quand même le faire. Alors au lieu de rester tête dans le guidon, on réfléchit pour trouver un autre chemin qui va nous permettre de contourner cet obstacle et quand même garder le fil de notre journée. Il y a plusieurs façons d’aborder la chose.

Valentin : Je vois beaucoup cela dans le domaine de l’écriture. Car écrire c’est difficile et ça demande de l’énergie mentale. Et en fait il y a une multitude de raisons pour ne pas écrire et remettre cela à plus tard.

Et je me souviens qu’au début j’ai dû forcer la chose pour que cela devienne plus naturel. Je me forçais à écrire même quand je n’en avais pas envie. C’est ce qui fait que maintenant ça va mieux, c’est moins douloureux depuis que j’ai dépassé ce blocage.

Mais bon, il y a toujours des fois où ça ne marche pas.

Moi : Oui, en fait, c’est tout simplement la mise en place d’une nouvelle habitude ?

Valentin : Exactement.

Moi : Au début, il te faut un contexte. Comme quand tu démarres ta journée avec ton habitiude “oeufs brouillés & café noir”. Tu as ton créneau à partir de 8:45. Ça c’est bloqué. Quand tu arrives devant ton ordinateur, tu as déjà conditionné ton cerveau à la tâche que tu vas faire.

Donc c’est déjà un premier pas et comme en amont tu sais pourquoi tu le fais. Instinctivement cela devient un automatisme et cela s’ancre sur le long terme plus facilement.

Il faut trouver l’environnement et le contexte puis pourquoi on le fait et après ça démarre et tu connais la récompense ou l’objectif précis que tu t’es fixé.

Valentin : Je suis tout à fait d’accord avec toi.

Moi : Pour conclure j’aime bien demander à mes invités : “Quelle activité fais-tu pour te faire plaisir ?” “Une chose tellement importante que tu ne laisses jamais tomber ?”

Valentin : Il y a deux choses. Un peu comme je le disais avant, c’est la lecture et l’écriture car j’ai vraiment la sensation d’avancer et ça contribue à développer mon activité. Les deux me font plaisir et en même temps je sais que plus je répète ces activités là et plus en fait il y a des choses positives qui vont arriver.

C’est vraiment les deux choses non négociables que j’ai et pour lesquelles je sais que ça me fait du bien aujourd’hui et ça m’en fera toujours dans dix ans. Il y a un côté effet cumulé appréciable aussi.

Je pense que même si demain je devais changer de domaine complètement, je garderais toujours un lien avec ça.

Moi : Oui. On dit souvent que ce qu’on fait adulte c’est un peu l’évolution des expériences qu’on a eu enfants. Toi ton fil rouge c’est l’écriture et la lecture.

Valentin : Oui et je trouve en plus que la lecture c’est un truc qui est sain. Tu t’assieds juste en silence pendant un moment où tu n’as pas ton téléphone, tu n’es pas connecté.

Et ce sont des moments rares l’air de rien. Je suis toujours sur l’ordinateur, j’ai toujours mon téléphone avec moi.

Moi : Je comprends. Parfois on me demande “Ah bon, tu n’as pas de Kindle ?” Et je réponds que non. Je ne lis que sur papier. Je ne sais pas lire un livre numérique. Après je sais que c’est propre à moi. Mais j’aime avoir mon petit livre, me poser dans mon canapé avec mon petit plaid. Et que ce soit roman ou business je lis toujours de la même manière parce que le moment de lecture, c’est mon moment à moi. Et j’aime tourner les pages manuellement.

Valentin : Moi je m’étais acheté une kindle quand j’ai voyagé mais je ne l’utilise plus maintenant. J’ai mes livres papiers. J’ai beaucoup de plaisir à voir ma bibliothèque se remplir. J’aimerais plus tard un grand mur avec plein de livres. “C’est un peu mon goal dans la vie” (rires)

Moi : Ha oui le mur avec la grande échelle pour aller chercher les livres tout en haut ?

Valentin : Haha carrément !

Moi : Si les abonnés veulent te retrouver où est-ce qu’on peut te retrouver ?

Valentin :

https://www.saucewriting.com/

est un bon point de départ. Il y a :

  • mes cours et accompagnements
  • des conseils en écriture
  • ma newsletter

mon cours gratuit de 5 jours pour écrire des bons articles de blog : 

https://www.saucewriting.com/5-jours-ecrire-articles

Et je suis aussi sur tous les réseaux. Partout.

C’est très facile de me trouver.

Moi : Merci d’avoir accepté mon invitation Valentin.

Valentin : Merci Virginie c’était top !

PETIT BONUS : Si tu as aimé le partage de Valentin et si tu souhaites en savoir plus sur ses services voici ce qu’il te propose :

Valentin ouvre les candidatures pour son Bootcamp d’écriture dans quelques semaines. Il s’agit d’un programme de six semaines pour vous apprendre à structurer, écrire et promouvoir vos articles, et vous aider à ancrer une solide habitude d’écriture.

L’objectif est de vous aider à gagner en crédibilité et devenir des références dans votre domaine grâce à vos articles.
Toutes les informations sont disponibles sur cette page : 

https://www.saucewriting.com/bootcamp

Et voilà, c’est déjà la fin de cette lettre interview. 

A très vite pour une nouvelle interview 😉