Burn out émotionnel

“Stop c’est trop…je craque”; “J’ai des crises d’angoisse”; “Les montagnes russes émotionnelles ça me connait”. Vous vous êtes souvent dit ça ? et vous vous le dites encore. 

C’est tout à fait normal et humain.

D’autant plus dans notre contexte environnemental actuel lié au Covid-19. Les doutes, le stress, les appréhensions se sont accumulés depuis plusieurs mois maintenant.

Vos émotions négatives comme positives montent et descendent en permanence avec une certaine intensité ? Et vous ressentez par la suite comme un vide, vous vous retrouvez à plat, sans énergie ? 

Cet état d’épuisement émotionnel, c’est de la fatigue émotionnelle.

De même les exigences professionnelles et personnelles que vous vous inculquez, les difficultés rencontrées, si elles se prolongent vous rendent totalement affaibli.

Dans ces situations d’émotions fortes à débordement on parle de surcharge affective.

Mais c’est quoi, d’abord la charge affective ?

La charge affective vs la charge mentale

Schématiquement pour parler simplement :

La charge affective = la charge mentale + la charge sensible

Bon, la charge mentale vous connaissez bien avec le surcroît de travail mais la charge sensible, ça vous dit quelque chose ?

Et bien la charge sensible regroupe les sensations, les intuitions, les sentiments et les émotions

Ce qu’il vous faut retenir c’est que plus vous êtes engagé dans votre activité, et plus votre charge sensible est lourde car les émotions/sentiments/intuitions/sensations se multiplient et donc plus votre charge affective augmente.

Mais la charge affective n’est pas uniquement présente dans le domaine professionnel, elle est aussi présente dans votre sphère privé (avec des inquiétudes pour votre conjoint(e), les enfants, grands-parents, frères et soeurs etc…), et elle est aussi présente dans votre entourage social (amis, collaborateurs…) sous forme parfois de conflits, d’incompréhension.

Vous comprenez donc comment vous pouvez vite passer d’une charge affective à une SURcharge affective.

On a tous, vous comme moi, une réserve affective limitée. C’est à dire qu’on peut auto-gérer un certain volume affectif mais pas au delà !

Alors si vous masquez, ignorez, refusez de voir vos émotions, votre réserve affective va grossir jusqu’à déborder.

Comme dans l’alimentation ou le sport par exemples, les excès sur la durée ça n’est jamais bon pour l’organisme. Et les excès d’émotions c’est la même chose.

A ce moment là, vous vous retrouvez en surcharge affective, votre bien-être est impacté, et vous êtes fatigué émotionnellement car ces situations sont très énergivores.

Alors revenons plus en détails sur cette charge sensible

Composition de la charge sensible

Si je reprends les 4 composantes, vous retrouvez : 

  • les émotions : colère, joie, peur, sautes d’humeur, irritabilité…
  • les sensations : tension, froid, chaud, faim, soif, apaisement, mauvaise.. concentration, baisse de motivation, nervosité
  • les sentiments : solitude, rejet, exclusion, jalousie…
  • les intuitions : positives, négatives, se sentir dépassé, ne pas se sentir capable…

Maintenant que vous avez plus d’éléments, je vous explique comment déterminer les limites de votre réserve émotionnelle.

Détecter les limites de votre réserve émotionnelle

Voici quelques signes qui vous permettront de détecter votre limite. 

En plus des signes évoqués juste avant concernant la charge sensible, vous pourrez avoir :

  • des signes physiques : insomnies, boule au ventre, mal de dos, migraines… 

Pour synthétiser et de façon générale si vous vous sentez fatigué, irritable et n’avez envie de voir personne, il est fort probable que vous soyez en surcharge affective. 

Alors quoi faire ?

Conséquences qui en découlent

Sans vouloir vous alarmer mais simplement pour vous tenir informé, si votre surcharge affective perdure dans le temps et que vous n’y faites rien voilà ce qui peut arriver : 

  • un trouble dépressif
  • une anxiété généralisée
  • des ulcères
  • des problèmes gastro-intestinaux

Et si je vous dis ça, c’est parce que j’ai évité de justesse un ulcère. 

A l’époque je travaillais dans une boutique et j’aimais beaucoup ce que je faisais. D’abord parce que j’avais des responsabilités aussi bien au niveau de la clientèle que de la tenue de la boutique et dans les relations avec les fournisseurs. Alors je “donnais tout” comme on dit mais vraiment tout, je bossais chez moi une fois rentrée à la maison. Les vacances, ben, je n’aimais pas en prendre, bref les émotions positives fortes c’étaient mon quotidien.

Et pour moi c’était l’idéal, oui mais, parce qu’il y a un “oui mais” vous l’attendiez n’est-ce pas ? Mais un jour mon contrat de 28 heures par semaine est passé à 10 heures par semaine. Oui je vous entend dire : “ça fait mal” et je vous confirme ! mais je me suis dis c’est pas grave j’aime ce que je fais, mon patron a des difficultés et bien moi je suis là pour l’aider le soutenir car ce sont des situations qui arrivent. Alors j’ai contracté une 2ème activité salariée à temps partiel et une 3ème activité en indépendante dans le bien-être. 

A partir de ce moment là je me suis rendue compte, mais seulement avec le recul, que j’en faisais encore plus, plus d’heures, plus d’engagement, plus d’investissement sauf que ce n’était pas mes entreprises, loin de là ! et sur la durée mon corps à fini par m’alarmer ! Je me suis donc retrouvée par la force des choses chez le médecin qui m’a dit : “Virginie si tu continue ce rythme dans quelques semaines tu déclenches un ulcère” Alors là j’ai eu un déclic et heureusement, j’ai envie de vous dire, car sinon c’était la catastrophe.

J’étais aveuglée par le fait que, moi, je me levais tous les matins avec le sourire et la pêche, parce que j’aimais toutes les activités que je faisais. Je trouvais ça fantastique. Et mon objectif était de contribuer à sauver la boutique pour continuer de satisfaire les clients.

La fin de toute cette aventure et bien c’est que la boutique s’est retrouvée en liquidation judiciaire sans même passer par la case redressement car : mauvaise gestion financière !!! La claque pour moi quand je me suis rendue compte que je me battais dans le vent et que ma santé a surtout failli y passer.

Voilà pourquoi il est nécessaire de vous protéger en tant qu’indépendant qui exercez une activité avec passion. Car sans forcément vous en rendre compte de nombreux facteurs alourdissent votre charge affective.

Quelles solutions apporter en amont ?

1/ Répertoriez dans vos domaines de vie (professionnel, familial, social) toutes vos émotions qui vous pèsent. Et notez leur intensité.

Comme le préconise, Catherine Vasey, psychologue et auteure, fondatrice de Noburnout : “les tâches, situations ou personnes qui amènent un sentiment d’impuissance, de fatigue, de lourdeur prennent de l’énergie”.

2/ A l’inverse notez dans vos domaines de vie toutes les émotions qui vous font du bien en fonction des situations et des personnes.

Toujours d’après Catherine Vasey : “répertoriez les gens et les situations qui vous motivent, qui boostent votre estime de soi et vous donnent satisfaction”.

3/ Equilibrez au quotidien les tâches que vous aimez réaliser et les tâches que vous n’aimez pas. 

Astuces pour alléger votre charge affective

1/ Reconnaître que vous n’allez pas bien, que vous êtes sur les nerfs.

2/ Exprimez-vous auprès d’une personne qui sera à votre écoute, sans jugement ou auprès d’un professionnel. Cela vous déculpabilisera.

3/ Identifiez depuis combien de temps et quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) de cette surcharge.

4/ Par rapport à votre activité quels sont vos objectifs et exigences ? Sont-ils vraiment réalisables ? Ne mettez-vous pas à la barre trop haute ? Cela vous aidera à mieux prioriser les choses.

5/ Réorganisez-vous en fonction de votre rythme. Vous ne passerez plus à côté d’opportunités qui vous intéressent et vous augmenterez ainsi votre estime de vous.

6/ Changer vous les idées, faites vous plaisir, côtoyer les personnes qui vous font du bien.

7/ Ne restez pas sans réponses. Vous ne pouvez pas vous mettre à la place de votre client ou collaborateur car nous fonctionnons tous différemment et notre angle de vue n‘est pas forcément le même alors posez leurs des questions. Et ainsi vous éclaircissez votre esprit.

8/ Pour renforcer ces différentes astuces, des techniques de respiration permettent de faire baisser votre fatigue psychique en vous recentrant sur votre corps. Des plantes apaisent et baissent votre fatigue nerveuse. Ou encore des huiles essentielles en olfaction car les récepteurs de notre cerveau sont très réactifs aux molécules volatiles des huiles essentielles.

Conclusion

Le burn out émotionnel touche différents domaines de votre vie alors ne laissez pas la surcharge affective prendre place.

La fatigue émotionnelle peut provenir aussi bien d’une situation que de personnes et induit un manque de vitalité.

Rappelez-vous que déterminer les causes de votre baisse de tonus est indispensable.

Tous les entrepreneurs connaissent une vie émotionnelle très riche, c’est humain. De plus, de part la crise du covid-19 le fait de résister à tout prix à la crise engendre des flots affectifs intenses. Souvenez-vous que vous n’êtes pas tout(e) seul(e).

Il est donc vital de vous libérez de cette surcharge affective pour que vous avanciez sereinement dans votre activité professionnellement et pour que vous préserviez votre santé. 

Pour aller plus loin et en savoir plus sur un accompagnement individualisé voici le lien de ma page :

Accompagnement Bien dans ma tête

Naturellement bien,

Virginie

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